Français

Infos jeunesse en Tunisie
Infos Editorial Zoom sur Photonews Portrait Se divertir  votre carte de fidélité
JEUNSSRIbnBattutaPlace Kheiréddine


FMACU
UNESCO
ALECSO
COM.NAT.TUN
CLUBS UNESCO

Contactez-nous
 A propos d'Afk@rNet
Connaître le CUAT
Forum

 

 



Numéro 2, août 2002


Johannesburg, capitale du développement durable

Au moment ou vous recevez ce deuxième numéro de " cyber-confluences ", plus
de 60.000 personnes issues tant de la société civile que des gouvernements
sont réunis à Johannesburg pour le Sommet mondial sur le développement
durable. Pendant quelques jours ils tenteront de dresser le bilan de l'état
de la planète depuis le Sommet " Planète Terre " tenu à Rio en 1992.
Ce numéro présente d'une part les objectifs du Sommet tels qu'ils ont été
définis dans des réunions préparatoires. Par ailleurs il contient un
document reflétant l'opinion des 350 ONG en relations officielles avec
l'Unesco réunies au sein du Comité de Liaison ONG/Unesco. La FMACU faisant
partie de ce Comité et ayant participé activement à l'élaboration de ce
document il nous a semblé utile d'en présenter une synthèse. Porteur de
préoccupations concrètes, il est destiné à faire connaître aux participants
la voix d'ONG représentatives.
Il est vrai que la tenue de ce Sommet suscite déjà beaucoup de critiques et
de scepticisme.
Cependant, c'est pourtant en posant des actes concrets au quotidien, dans
notre ville, dans notre club, dans notre lieu de vie, que nous pourrons nous
associer aux efforts et aux espoirs qui devraient naître au lendemain de
Johannesburg. Chacun s'accorde à reconnaître que la mise en oeuvre d'un
développement humain durable constituera un véritable défi et ne pourra
porter des fruits que sur le long terme.
Raison de plus pour nous mobiliser, informer, agir, bref retrousser nos
manches. Dès maintenant.


Patrick Gallaud
Secrétaire Général




1) Le Sommet de Johannesburg 2002

Le Sommet de Johannesburg (du 26 août au 4 septembre 2002) - Sommet mondial
pour le développement durable - réunira des dizaines de milliers de
participants, notamment des Chefs d'Etat et de gouvernement, des délégués
nationaux ainsi que des dirigeants d'organisations non gouvernementales
(ONG), des milieux d'affaires et d'autres principaux groupes. Le Sommet
permettra au monde entier de se pencher sur les mesures propres à assurer le
développement durable.

Comment pouvons nous améliorer les conditions de vie de nos peuples tout en
préservant nos ressources naturelles dans un monde dont la population
augmente, suscitant une demande sans cesse croissante de produits
alimentaires, de ressources en eau, de logements, de services
d'assainissements, d'énergie, de services de santé et de sécurité
économique?
Les pays doivent revoir leur modes de consommation et de production,
s'engager pour une croissance économique responsable et écologiquement
rationnelle et oeuvrer ensemble à l'intensification de la coopération
transfrontalière. Ce n'est qu'en introduisant des changements que notre
planète et ses habitants pourront prospérer.

La participation sans exclusive est l'élément caractéristique d' " Action 21
", le plan d'action mondial pour le développement durable adopté à la
Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement - le
Sommet planète Terre - tenue à Rio de Janeiro en 1992. " Action 21 " fait
date comme cadre d'orientation unique intégrant les préoccupations
environnementales, économiques et sociales. Il contient plus de 2500
recommandations diverses, y compris des propositions détaillées pour réduire
le gaspillage, combattre la pauvreté, protéger l'atmosphère, les océans et
la diversité biologique et promouvoir une agriculture viable.
De la même manière, tous les groupes engagés en faveur des objectifs du
développement durable ont participé aux préparatifs du Sommet de
Johannesburg.
Tous les secteurs de la société ont un rôle à jouer pour faire de cette
vision une réalité et ils seront tous à Johannesburg pour oeuvrer en vue de
construire un avenir meilleur.
Le Sommet visera donc à traduire les plans en actions concrètes. En
enregistrant et évaluant les obstacles et les résultats depuis le Sommet de
1992, Johannesburg offre l'occasion de tirer parti des connaissances
acquises au cours de la décennie écoulée et de donner un nouveau élan pour
assurer un développement durable à l'échelle mondiale.
Pour assurer le développement durable, il faut améliorer la qualité de vie
de l'ensemble de la population mondiale sans accroître l'utilisation des
ressources naturelles au-delà de la capacité de charge de la Terre. Il
faudrait engager des actions dans trois domaines essentielles :

* Croissance économique et équité
* Faire une approche intégrée pour favoriser une croissance à long
terme et faire en sorte qu' aucune nation ou communauté ne soit à la traîne.
* Préservation des ressources naturelles et de l'environnement
* Trouver des solutions économiques viables pour réduire la
consommation des ressources, arrêter la pollution et préserver les habitats
naturels.
* Développement social
Tout en répondant aux besoins de bases des populations du monde
entier, la communauté doit également veiller à ce que la richesse de la
diversité culturelle et sociale soit respectée.

Certains des défis les plus importants que le monde doit relever sont les
suivants : réduire la pauvreté, améliorer l'aptitude de tous les pays à
faire face aux problèmes de la mondialisation, promouvoir des modes de
consommation et de production responsables, assurer l'accès de tous aux
sources d'énergie nécessaires, réduire les problèmes de santé liés à
l'environnement et améliorer l'accès à l'eau potable.

Pour réussir le développement durable des programmes et des projets ont été
exécutés avec succès par des organisations communautaires et des
entreprises, souvent en partenariat les unes avec les autres et avec les
collectivités locales et les gouvernements.

Au Sommet de Johannesburg les délégations représenteront diverses parties
intéressées, notamment les principaux groupes énumérés dans " Action 21 ":
Le Commerce et l'industrie, les agriculteurs, les collectivités locales, la
communauté scientifique et technique, les enfants et les jeunes, les
populations autochtones, les organisation non gouvernementales, les femmes
et les travailleurs et leurs syndicats.
Ces groupes joueront un rôle important, notamment lors des consultations oł
des représentants provenant du monde entier pourront échanger des vues et
des données d'expérience entre eux et avec les délégations nationales qui
seront à Johannesburg.

Pour plus d'information : www.worldsummit.org.za (site officielle du Sommet)


1) La voix des ONG de l'Unesco au Sommet de Johannesburg
(Propositions du Comité de liaison ONG/Unesco)


" N'oublions jamais le rôle central que l'éducation joue dans la promotion
d'un développement équitable et durable "

Dans la perspective du Sommet mondial pour le développement durable qui se
tiendra à Johannesburg du 26 août au 6 septembre 2002, le Comité de Liaison
ONG/UNESCO propose des actions dans les domaines suivants :
* le savoir local
* le patrimoine culturel
* le problème de l'eau
* l'enseignement supérieur
* le réseau internet

Le savoir local

Une action pourrait être décidée à Johannesburg en partant des savoirs
locaux, sans omettre ceux des populations les plus démunies et, en tenant
compte du document de la Commission Programmatique Mixte " Eradication de la
pauvreté " : " Rebâtir un monde qui ne laisse personne de côté ". Un
partenariat volontariste a permis d'initier un vrai développement dans un
cadre Nord/Sud. Crèche, dispensaire, école ont suivi l'atelier de dessin et
de broderie. Mais les savoirs locaux doivent être répertoriés et transcrits
pour éviter l'oubli. Ils pourraient alimenter un enseignement et une
formation informels " pour un développement durable " qui respecte "
l'égalité d'accès des filles et des garçons, des femmes et des hommes " ...
Dans un contexte de mondialisation, le Comité de liaison propose d'élaborer
un " Encyclopédie des savoirs locaux " et demande à l'UNESCO de la produire.
Contribution à la sauvegarde d'un patrimoine riche et divers, cette
publication contribuerait à la " défense et illustration " des langues
locales et du pluralisme linguistique en même temps qu'elle favoriserait la
durabilité du développement et le respect de l'Autre en plaçant " l'humain
au Centre ".

Le patrimoine culturel

" Le patrimoine culturel est non seulement un instrument de paix et de
réconciliation, mais aussi un facteur de développement ". Ainsi s'exprimait
le Directeur général de l'UNESCO lors de l'ouverture de l'année des Nations
Unies pour le patrimoine culturel (2002).
Depuis longtemps, les ONG en relations avec l'UNESCO ont pris une multitude
d'initiatives pour protéger et faire connaître les différents visages de ce
patrimoine en soulignant son rôle universel. Pour humaniser les espaces
publics dans la ville il est nécessaire d'enseigner le développement
historique de ces espaces publics.
Par ailleurs, dans le cadre de la " Décennie internationale de la promotion
d'une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du
monde ", la Conférence internationale des ONG a souhaité soutenir
l'initiative née de l'appel lancé par le Directeur général de l'UNESCO
visant à identifier ou créer " des lieux ou des monuments historiques,
porteurs d'un message de paix qui symbolisent l'engagement politique et
citoyen en faveur de la paix et de la non-violence ".
Pour promouvoir la découverte du patrimoine culturel, le Comité de Liaison
ONG/UNESCO se propose d'organiser en 2002 une journée de réflexion
rassemblant les ONG sur " le patrimoine culturel, vecteur de paix et de
développement durable " qui permettrait un vaste échange d'informations
entre les ONG.

Protéger l'eau - " notre affaire à tous "


La commission Programmatique Mixte " Sciences et Ethique " mise en place par
le Comité de Liaison ONG/UNESCO, s'est donné pour objectif d'associer les
ONG " non spécialistes " au débat non scientifique sur les problèmes
éthiques et les problèmes de société soulevés par les avancées scientifiques
et techniques et leurs applications.
Alors qu'un New-yorkais consomme 680 litres d'eau par jour - dont 1/200e
seulement est bu - un Kenyan dispose de 4 litres d'eau par jour pour sa
consommation et une femme africaine passe 1/5e de sa vie aux corvées
quotidiennes d'eau souvent très éloignée du lieu de consommation. Et dans le
même temps la quantité d'eau douce disponible par habitant et par an baisse
de 30 %, alors qu'on n'utilise en fait que 1% des ressources en eau potable
de la planète.
L'eau constitue l'une des trois sources de vie fondamentales sur la terre.
La pénurie en eau potable handicape la santé des populations de nombreux
pays du Sud ainsi que leur avenir vers un développement durable et
harmonieux. L'accès à l'eau potable est un droit humain fondamental, puisque
fil conducteur de la vie.
Comment peut-on " partager équitablement l'eau disponible " , " atteindre
une consommation rationnelle qui élimine le gaspillage ", " contrôler la
pollution et recycler les eaux usées ", " apprendre enfin, la valeur et le
respect de cette source de vie universelle " ?
Dans le cadre de la 32e session de la Conférence Générale de l'UNESCO (en
2003) le Comité de Liaison se propose d'organiser une Table-ronde sur " les
Savoirs sur l'eau, pour une société humaine, plus juste et plus digne :notre
affaire à tous ".

L'enseignement supérieur

Trois organisations regroupant des universités et l'UNESCO se sont alliées
pour former un " Global Higher Education Sustainability Partnership (GHESP)
" et ont signé la Déclaration et le Plan d'Action de Lunebourg, qui
confirment le rôle crucial que peuvent jouer les universités dans la
promotion et la protection du développement durable au travers de
l'enseignement, de la recherche et de l'action au service de la communauté.
Les membres du GHESP se sont engagés à se saisir collectivement des
questions de mondialisation, du poids de la dette, de justice, de
démocratie, de paix et de protection de l'environnement en créant un
environnement d'apprentissage global. L'UNESCO s'impliquera notamment en
apportant un soutien qui permettra ainsi au GHESP de prospérer et en
particulier de permettre aux universités des pays en développement de jouer
un rôle actif dans cet effort. GHESP s'inscrira dans la suivi de
Johannesburg et des séminaires de spécialistes débuteront en septembre 2002
dans des pays en développement pour identifier et partager les bonnes
pratiques et les ressources ainsi que pour commencer à en créer de nouveaux
si besoin est.

Le réseau internet

L'UNESCO devrait créer un site sur les questions de développement durable,
site qui accueillerait les ONG, à l'image de ce qui a été fait pour l'Année
internationale pour la culture de la paix, leur permettant ainsi d'apporter
leurs expériences et leur témoignages au sein d'une véritable plate-forme



2) Info plus

* La consommation mondiale de combustibles fossiles (charbon, pétrole
et gaz naturel) est passée de l'équivalent de 1.666 millions de tonnes de
pétrole par an en 1950 à 7.643 millions de tonnes en 2000 - une augmentation
d'environ 460%
.
* Plus de 27% des récifs coralliens dans le monde sont gravement
endommagés, alors que ce taux était de 10% en 1992 à l'époque du Sommet
planète Terre à Rio.

* En 2000, les besoins en eau salubre de 1,1 milliard de personnes
n'étaient pas satisfaits ; 693 millions d'entre elles vivaient en Asie, 300
millions en Afrique et 78 millions en Amérique latine et dans les Caraïbes.

* Plus de 25% des 4.630 espèces de mammifères et 11% des 9.675 espèces
d'oiseaux de la planète sont gravement menacées d'extinction. La mauvaise
qualité de l'environnement contribue à 25% de toutes les maladies évitables
de la planète.

* Les 20% les plus riches de la population mondiale consomment 68% de
l'énergie commerciale de la planète ; les 20% les plus pauvres en utilisent
moins de 2%.

* La ville de Mexico s'est enfoncée de plus de 10 mètres au cours des
70 dernières années en raison du pompage excessif des eaux souterraines.

* Plus de 75% des émissions de carbone provenant de la combustion de
combustibles fossiles et de la consommation de bois industriel interviennent
dans des zones urbaines.

* Les trois quarts de l'énergie commerciale du monde sont consommés
dans des villes.

* En moyenne, le citoyen américain consomme 10 fois plus d'énergie que
son homologue chinois et 20 fois plus qu'un Indien.


Sources :
Choix, Magazine du PNUD (juin 2002) ; Worldwatch Vital Signs 2001 ;
Worldwatch State of the World 2002 ; Organisation mondiale de la Santé et
UNICEF, Rapport sur l'évaluation de la situation mondiale de
l'approvisionnement en eau et de l'assainissement en 2000 ; Brochure des
Nations Unies sur le Sommet mondial sur le développement durable ; Un monde
de plus en plus urbanisé : Rapport mondial sur les établissements humains -
Centre des Nations Unies sur les établissements humains.


Rendez-vous en septembre 2002 pour un nouveau numéro de cyber-confluences
consacré entre autre au patrimoine culturel messager de la paix.


Adresse de la FMACU :
1 rue Miollis
75732 Paris Cedex 15
France
Email : fmacu@unesco.org


http://portal.unesco.org/ev.php?URL_ID=1071&URL_DO=DO_TOPIC&URL
_SECTION=201&reload=1034190198