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Aperçu historique sur le mouvement des clubs UNESCO en
Tunisie.
Le mouvement des clubs UNESCO en Tunisie débuta, à vrai
dire, en 1971 dans le vieux quartier de la médina de Tunis,
à Dar Dziri, sise à la rue du Tribunal. Signalons qu’une
expérience similaire a été tentée dans les années soixante,
à l’école normale de Tunis, ainsi qu’à l’école des
professeurs adjoints sous l’instigation de la CNTESC ; mais
elle ne s’est pas poursuivie.
Le 17 juin 1971, un groupe de jeunes enseignants fonda le
CLUB UNESCO de la Médina, avec l’aide de la cellule
d’animation culturelle attachée à l’Association de la
Sauvegarde de la Médina. La cellule en question organisait
des manifestations culturelles à l’intention des habitants
de la vieille Médina, en association avec des experts
mandatés par l’UNESCO en Tunisie, pour la réalisation du
projet Tunis-Carthage ; dans le cadre de la campagne
internationale pour la sauvegarde des villes de Tunis et de
Carthage.
A partir de ce moment-là, tous les membres du Club ont œuvré
à concrétiser ses objectifs, grâce à une panoplie
d’activités visant à s’ouvrir sur son environnement et ses
habitants.
Et au bout de quelques mois, beaucoup de jeunes, de
différentes couches sociales, se sont ralliés au Club, pour
participer à ses diverses activités.
Les activités et les préoccupations des membres du Club se
sont multipliés entre 1971 et 1973, aussi bien à l’intérieur
qu’à l’extérieur de la Médina. Néanmoins, ces activités se
sont interrompues au cours de l’été 1973. Le Club
UNESCO-ALECSO de Tunis (CUAT), est le pionnier des clubs
homologues en Tunisie. Il a été créé le 17 juin 1971.Ce jour
–là, un groupe de jeunes, de divers horizons culturels et
sociaux se sont réunis dans une salle exiguË, au centre
culturel expérimental de la Médina : Dar Dziri, sise à la
rue du Tribunal. Après s’être concertés ils se sont mis
d’accord pour :
•
participer à la Campagne Internationale pour la sauvegarde
des villes de Carthage et de la Médina de Tunis, sous
l’égide de l’UNESCO ;
•
organiser une manifestation visant à mettre en exergue les
spécificités culturelles de la Médina ;
•
sensibiliser les citoyens autour du problème de la
préservation et de la mise en valeur du patrimoine culturel
et naturel de leur ville, et ainsi améliorer leurs
conditions de vie économiques et sociales.
Au cours des années suivantes, les activités du club ont
évolué vers de plus amples horizons. Le club s’est alors
intéressé aux problèmes civilisationnels de notre temps et a
œuvré à faire connaître les spécificités culturelles de la
Tunisie à l’intérieur comme à l’extérieur. Il a aussi
participé à plusieurs rencontres et conférences
internationales.
La Commission Nationale Tunisienne pour l’Education la
Science et la Culture
« UNESCO-ALECSO » a organisé à l’Ecole de Formation des
Cadres à Bir El Bey, en mai 1975, un stage d’information au
profit d’animateurs de maisons de jeunes, d’enseignants dans
les écoles secondaires, d’étudiants et de cadres venus de
diverses régions du pays, avec l’intention de créer un
réseau de Clubs UNESCO couvrant l’ensemble du territoire de
la République Tunisienne.
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En janvier 1983, la Fédération Tunisienne des Clubs Unesco
Alecso a été créée.
Les objectifs du
Club UNESCO-ALECSO de Tunis
Le
Club UNESCO-ALECSO de Tunis œuvre pour diffuser l’idée de
fraternité et de coopération entre les peuples dans un
esprit d’abnégation et de respect mutuel. Il se livre aussi
à des études économiques, sociales, culturelles et
informationnelles ; contribuant ainsi à montrer les
spécificités culturelles du pays, en mettant en valeur son
patrimoine et à le populariser aussi bien à l’intérieur qu’à
l’extérieur. Il œuvre aussi à faire connaître aux jeunes
l’UNESCO, l’ALECSO et leurs activités, surtout sur les plans
scientifique, culturel et éducatif.
Pour concrétiser ses objectifs, le Club participe à la
plupart des manifestations nationales et internationales. Il
organise aussi des festivals, des rencontres, des
séminaires, des study-tours et des projections
audio-visuelles.
La plus importante activité du Club UNESCO de la Médina
entre 1971 et 1973 :
« Amitié sans frontières »
Le Club UNESCO de la Médina s’active fiévreusement à la
Maison Dar Dziri, pour instaurer un climat de culture pour
les jeunes et moins jeunes. Un climat où tout un chacun aura
l’occasion de discuter et s’enrichir au contact de l’autre.
Il s’est fixé, comme l’UNESCO, des objectifs de la plus
haute importance ; oeuvrant pour promouvoir l’action
culturelle, éducative, artistique et scientifique sur de
nouvelles bases. D’ailleurs, nous avons assisté à plusieurs
manifestations culturelles organisées par le Club ; dont les
plus importantes :
• sa campagne pour le livre à l’occasion de l’ouverture de
l’Année Internationale du Livre ;
• l’organisation des Rencontres Internationales des Clubs
UNESCO du 7 au 17 juillet 1972.
Nous accordons à ces Rencontres une importance capitale du
fait qu’elles offrent à Tunis une ambiance culturelle riche
et fructueuse ; vu que notre pays est réputé pour son
ouverture sur tous les courants-sans pour autant y adhérer
aveuglément- ; vu aussi que notre pays est
jeune-objectivement et subjectivement- et nous accordons aux
jeunes la primauté dans toutes nos planifications et tous
nos projets. Notons que la devise de ces Rencontres incite à
plus d’optimisme ; car l’expression « amitié sans frontières
» est un pacte conclu par tout participant avec sa
conscience pour éliminer toutes les discriminations
raciales, sexistes, sociales et coloniales qu’il a héritées
et lutte pour les circoncire.

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Les différentes
formes d’activités du CUAT
La
majorité des membres du Club UNESCO-ALECSO de Tunis sont des
étudiants et des fonctionnaires, ce qui rend difficile
l’élaboration d’un plan d’activités continues. Et de ce
fait, les activités sont quasi-saisonnières. Ces activités
ont deux facettes, l’une intérieure, destinée
essentiellement aux adhérents et a pour objectif de les
former par le biais de films documentaires suivis de débats
; de conférences données dans le cadre d’études effectuées
pour le Club ; et de séances de travaux pratiques sur la
documentation et la gestion des bibliothèques, animées par
des experts du domaine ; l’autre facette, vise à informer le
public. Le premier travail effectué par le Club dans ce
sens, a été l’organisation des « Premières Journées de
l’UNESCO » en 1975 et a permis aux membres du Club d’entrer
en contact avec le public, trois mois après la reprise de
ses activités. Ces journées avaient pour objectif de faire
connaître l’UNESCO à travers d’expositions, de projections
audio-visuelles, de conférences et de tables rondes
organisées pour l’occasion. Par ailleurs, « Les Journées
UNESCO » sont devenues annuelles.
L’activité du Club s’est centrée durant la première période
sur une étude socio-économique sur les visiteurs de Dar
Dziri afin de s’enquérir sur les spécificités du public avec
lequel il devra travailler dans le centre culturel et les
quartiers voisins.
A l’occasion de l’Année Internationale du Livre (1972) le
Club a organisé sa première manifestation culturelle à
l’intention du public : « Livres pour tous », donnant
l’occasion aux habitants des quartiers voisins de visiter
une foire aux livres tunisiens qui a duré dix jours et
attiré l’attention des intellectuels tunisiens et du grand
public sur les problèmes de l’antique Médina.
Le Club UNESCO de la Médina s’est aussi attelé durant les
années 1972 et 1973, à renforcer ses relations avec les
clubs étrangers, en organisant au cours de l’été 1972 des
Rencontres Internationales qui ont rassemblé des
représentants de divers clubs étrangers. Il a aussi organisé
en collaboration avec l’UNESCO un Chantier International
ayant réuni des jeunes de différents pays, pour participer à
la restauration de bâtiments situés dans l’antique Médina
(1972). Signalons aussi que le Club UNESCO de la Médina a
organisé d’autres activités, à savoir des séminaires, des
tournois d’échecs et la diffusion de publications qui
reflètent les préoccupations du Club.
Le Club participe aussi à la célébration des Journées
Internationales et des Années Mondiales, en déployant des
efforts louables pour leur réussite.
Dans le cadre de son action d’information en direction du
grand public, le Club a réussi à sensibiliser certains
établissements scolaires, pour constituer des clubs UNESCO,
en vue d’enrichir l’animation culturelle dans les écoles.
Citons en exemple : la création de clubs à l’Ecole Primaire
de Sidi Bou-Saïd et au Lycée Secondaire de Bab jedid, dont
les membres ont fait une étude sur les problèmes de l’eau.
En plus de ses efforts soutenus pour multiplier le nombre de
clubs UNESCO en Tunisie ; le Club se livre, depuis sa
création, à un énorme travail d’information en publiant des
brochures traitant de problèmes mondiaux et en distribuant
les publications de l’UNESCO aux journalistes et au public.
Le Club a aussi noué d’étroites relations avec plusieurs
clubs et fédérations comme les Fédérations des Clubs UNESCO
du Maroc et de la France, et les Centres UNESCO de Florence
(Italie), de Malte et du Japon…Il s’efforce toujours de
renforcer ces relations par l’échange d’expériences et de
visites.
Par ailleurs, le Club a réalisé un court métrage intitulé :
« Pour le dialogue », dans lequel il traite de la
problématique du Nouvel Ordre Mondial de l’Information. Il a
aussi organisé au courant du mois d’août 1978, la Conférence
des Clubs UNESCO pour un Nouvel Ordre Culturel Mondial, qui
a rassemblé des représentants de Clubs UNESCO du pourtour
méditerranéen.
Signalons que cette Conférence est la concrétisation des
recommandations du Premier Congrès Mondial des Clubs UNESCO,
qui s’est tenu à Paris au mois d’avril 1978 et s’est clôturé
sur une série de recommandations concernant la construction
d’une structure d’information horizontale entre les clubs et
la création d’une Fédération Mondiale des Associations et
Clubs UNESCO.
A l’occasion de l’Année Internationale de l’Enfant, le Club
a entamé ses activités par l’organisation du Festival de
l’Enfant. Cet heureux événement a permis aux membres du Club
de découvrir le Monde de l’Enfance et de se livrer à
différentes activités autour du livre pour l’enfant et sa
place dans la société tunisienne. Toujours dans ce cadre, le
Club a aussi organisé au courant de cette même année, des
concours de dessin et de composition de contes et de
légendes tunisiennes pour les élèves de l’enseignement
primaire, avec l’intention de les publier dans un livre dans
lequel seront regroupés les légendes des pays du pourtour
méditerranéen. Il a aussi organisé plusieurs expositions de
publications de l’UNESCO et des colloques ayant pour thèmes
la sauvegarde du patrimoine national et l’importance du
livre.
Le Club a d’autres projets concernant les enfants et il
s’efforcera de les réaliser dans les prochaines années. Les
Journées de l’UNESCO sont une autre contribution louable du
Club à l’Année de l’Enfant, car elles ont permis de faire
connaître les droits de l’enfant qu’il soit sain ou
handicapé. En outre, les enfants ont eu la possibilité,
pendant ces journées, d’assister à une pièce théâtrale
comique et interactive. Notons aussi que le Club a été l’un
des instigateurs de la réflexion sur le rôle de l’école à
notre époque et son ouverture sur le milieu socio-culturel.
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Reportages
Au cours des années 75/80, les membres du CUAT se sont
intéressés dans leurs reportages à des sujets d’une
importance cruciale, touchant de façon directe le vécu de la
société tunisienne et ses rapports avec le monde extérieur.
Ils se sont préoccupés, tout spécialement, des sujets
suivants :
•
Les problèmes de l’environnement et surtout de l’eau ;
•
Le nouvel ordre mondial et ses fondements économiques et
socioculturels ;
•
L’importance des livres et des publications pour enfants
dans notre société.
Durant cette période, le Club s’est activé pour publier les
résultats de ces reportages et les présenter au grand
public, dans le but de le faire participer au débat qu’il
compte organiser autour de la plupart de ces sujets.
Les journées d’études : l’un des moyens de formation
Le CUAT a commencé son activité de formation de ses membres,
à partir de 1976, par des stages d’initiation en matière de
documentation. A partir de cette période, le Club a porté
son attention sur l’élargissement des programmes de
formation par le biais de cycles permanents, visant à donner
à ses adhérents une idée exhaustive sur ses programmes, ses
relations avec les clubs étrangers, et à les sensibiliser
sur l’importance de leur participation effective dans
l’élaboration des programmes. Et pour concrétiser ces
objectifs, le Club a organisé au profit de ses membres,
depuis 1976, trois stages d’initiation d’une durée de deux
jours, baptisés :
« Journées d’Etudes ». Chaque journée d’études comportait
des séances d’information, suivies de débats sur les futurs
programmes du Club.
Activités de proximité avec le public
Depuis 1971, les membres du CUAT ont accordé une attention
particulière à leurs activités de proximité avec le public,
par le biais de reportages et de studies-tours. Et pour
renforcer ses liens avec les diverses composantes du public,
le Club a publié des brochures d’information et a organisé
plusieurs manifestations culturelles. Il a de plus participé
à des émissions d’information radiophoniques et télévisées.
Il a de même fourni à la presse écrite, des données
essentielles sur ses activités et sur les travaux de
l’UNESCO et de l’ALECSO, qui seront diffusés par la suite à
l’intention du grand public.
Les
Clubs UNESCO conquièrent le milieu scolaire
Fort
de son expérience « unesquienne », après sept années
d’intenses activités, le bureau exécutif du Club a envisagé
d’étendre les activités propres aux clubs UNESCO au milieu
scolaire. La chose était considérée à l’époque comme une
gageure ; étant donné, d’une part, la spécificité des
activités « unesquiennes »-encore à leur début- et, d’autre
part, l’accoutumance du milieu scolaire à de vieilles et
nombreuses activités ; devenues depuis fort longtemps
traditionnelles. Et vers la fin de l’année 1978, deux clubs
UNESCO furent créés ; l’un au Lycée secondaire de Bab jedid
et l’autre à l’Ecole Primaire de Sidi Bou Saïd. Ces nouveaux
clubs connurent, en peu de temps, un succès indéniable, ce
qui a dissipé, définitivement, les appréhensions du bureau
exécutif du CUAT. Les jeunes élèves se sont intéressés aux
nouvelles activités avec ardeur. Désormais, ils pouvaient
discuter de sujets qui leur étaient jadis interdits ;
échanger leur points de vue sur des problèmes à portée
mondiale, tels que : la guerre et la paix, l’énergie, la
discrimination raciale, les relations internationales,
l’information, les problèmes de l’eau ; et proposer leur
propres solutions. Des animateurs compétents les encadraient
dans leurs travaux individuels et collectifs : les activités
de proximité avec le public, les reportages, les studies -
tours, les excursions…etc. Les effets bénéfiques de ces
activités ont été vite ressentis : une nette amélioration du
quotient intellectuel, une meilleure capacité de réflexion
et d’excellents résultats scolaires ; notamment pour les
classes de l’Ecole Primaire de Sidi Bou-Saïd, dont les
élèves ont participé à ces activités, au courant des années
79/80 et 80/81.
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