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Vingt ans après la notification de cinq cas de pneumonie à pneumocystis carini par immuno déficience humaine acquise à Los Angeles, aux états-Unis d’Amérique, les chefs d’état, de gouvernements et représentants des pays et des sociétés civiles, se sont réunis dans ce pays même, pour mettre en place des mécanismes fonctionnels concrétisant leur engagement définitif et fervent à faire face au VIH, qui s’est avéré la cause de cette immuno-déficience mystérieuse des années 1981. La réunion s’inscrit dans le cadre de l’Assemblée Générale des Nations Unies et porte le titre de « Session Spéciale VIH ». Elle s’est tient du 25 au 27 Juin 2001 et aspire à hisser l’engagement mondial dans la lutte contre le SIDA au diapason des attentes de la communauté internationale.
La Tunisie, consciente de l’ampleur de la propagation du fléau à travers le monde, se joint à cette généreuse initiative louable de Mr. KOFI ANANE, Secrétaire Général des Nations Unies pour affirmer encore une fois son adhésion aux efforts mondiaux dans la lutte contre les maladies transmissibles en général et l’infection à VIH en particulier.
En effet, mue par une volonté politique accordant la prééminence à la santé, à l’éducation et au bien être de l’individu et qui s’est renforcée depuis le changement historique du 7 Novembre 1987, la Tunisie a réussi à améliorer ses indicateurs de santé pour les placer au niveau de ceux des pays développés et à éradiquer certaines maladies transmissibles qui font encore des ravages dans de nombreux pays (paludisme, poliomyélite etc…).
Une conviction forte et de succès tangibles qui lui ont valu d’ailleurs la médaille d’or de l’Organisation Mondiale de la Santé décernée au Président Zine El Abidine Ben Ali en 1996 en reconnaissance des efforts déployés pour atteindre l’objectif » La Santé pour tous ».
Quant à la lutte contre l’infection à VIH/SIDA, la Tunisie a mis en place très tôt un programme national de lutte contre le SIDA qui fort d’un partenariat actif et motivé, a réussi à maîtriser l’infection à une incidence ne dépassant pas 70 cas nouveaux par an.
Plus encore, la Tunisie a choisi d’être aux côtés des pays frères et amis africains, les plus frappés par la pandémie du VIH/SIDA. Ainsi et à titre d’exemple, elle a abrité le sommet de l’OUA en 1994 et a initié la Déclaration de Tunis sur la protection de l’enfant contre le VIH/SIDA.
Aujourd’hui, nous nous joignons de nouveau à ce nouvel élan de la communauté internationale afin de conjuguer nos efforts pour une intensification et une accélération de l’action internationale et une mobilisation des ressources nécessaires dans cette lutte.
Il importe donc de gagner le combat contre cette maladie et ses lots de détresse pour ne pas décevoir l’humanité toute entière, tout à fait en droit d’aspirer à la santé et au bien être et pour mériter de ce nouveau millénaire.
Source : Bulletin Santé Informations – MSP – N°40 -Juin 2001
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